Lundi le chef de l'Etat s'est adressé au parlement réuni en congrès. Est-ce aussi important que cela ?
Aujourd'hui, les élections parlementaires suivent immédiatement les élections présidentielles. Il y a donc peu de chance pour qu'une quelconque opposition émerge d'élections si proche. Lors de
l'écriture de notre Constitution, De Gaulle voulait un pouvoir présidentiel fort et l'équilibre des pouvoirs, cher aux Lumières se faisait notamment par le biais de la durée des mandats.
Aujourd'hui ce n'est plus le cas, puisque ces durées correspondent. C'est donc un blanc-seing que le peuple souverain majoritaire donne à son Président élu et à ses ministres désignés
.
Il faut donc essayer de trouver d'autres contrepouvoirs à cette puissance présidentielle. C'est le cas des collectivités territoriales, des syndicats, des associations qui exercent des "lobbies".
Car c'est bien vers le modèle américain que tendent les modifications de notre Constitution, tout comme le nom donné par le Président à la réunion des deux chambres parlementaires.
La véritable question reste celle de l'intérêt d'une telle démarche. Bon nombre d'entre-nous se la posent et restent perplexes devant le décorum affiché de la démarche. Certains ont trouvé
notre Président triomphant. Sans doute peut-il l'être, mais il ne prennait pas vraiment de risques ! Il s'agit bien d'une hyperprésidence que l'entretien avec le Président des Etats-Unis
lors des commémorations du débarquement renforçait. Cependant aux Etats-Unis les contrepouvoirs sont nombreux et efficaces. Espérons que les nôtres le soient tout autant !
Par MELUSINE5
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